1.Quelques notions relatives à l’organisation des relations préobjectales et objectales

La dynamique et l’économie psychique peuvent être décrites en terme d’un mouvement dialectique d’investissements et de contre investissements qui caractérise les relations inconscientes du sujet à lui-même, à son corps et à son activité mentale. Ce mouvement caractérise aussi les relations du sujet à l’égard d’autrui.

Le contre investissement est le résultat d’un déplacement de l’investissement dont le but est de lutter contre les pulsions. Lorsque ces investissements et ces contre investissements s’adressent au sujet lui-même, ils sont dit « narcissiques ». Quand ils s’adressent à l’image intériorisée des autres, ils sont dit « objectaux ».

Au niveau du narcissisme, il est nécessaire de distinguer le narcissisme primaire du narcissisme secondaire. Le premier désigne un mouvement pulsionnel qui émerge dès la naissance (peut être même avant la naissance) et englobant en même temps le sujet et l’environnement, l’environnement étant confondu à ce moment là avec le sujet lui-même (Mahler parle de phase symbiotique).

Le narcissisme secondaire est mis en œuvre après instauration des relations objectales. Il organise le réinvestissement de la personnalité, c'est-à-dire du Moi du sujet et de tout son fonctionnement. L’objet est défini comme ce par quoi et ce autour de quoi le sujet organise son psychisme ; cela concerne les parents et plus particulièrement leurs images intériorisées.

Tout au long de l’organisation du psychisme et de la vie du sujet, les investissements et les contre investissements, narcissiques et objectaux, donnent lieu à des fonctionnements économiques divers qui caractérisent à chaque moment la structuration psychique de l’individu. Ce jeu des investissements et des contre investissements induit, au niveau des conduites et du vécu conscient, des modes d’aménagement qui sont appelés « formations réactionnelles ».

Au début, le psychisme humain est caractérisé par un état de dépendance à l’égard de l’entourage. Cette dépendance vitale chez le nouveau né l’amène à confondre ce qui vient de l’extérieur de ce qui provient de l’intérieur. De cette confusion entre les perceptions intero et extéroceptives résulte que c’est au sein de son propre corps que le nourrisson vit en premier lieu l’action de l’entourage, entourage qu’il ne distingue pas de lui-même. C’est au niveau du corps que s’organisent les différentes modalités des activités psychiques du nourrisson. Il va organiser sa relation objectale autour des zones érogènes, en premier lieu la zone orale. La libido va avoir des points de fixation et de déploiement autour de ces différentes zones dont la succession d’apparition est la suivante :

  • Zone orale
  • Zone anale
  • Zone génitale

Ces zones sont définies au niveau des orifices (bouche, anus, vagin…).

La répartition entre les investissements objectaux et narcissiques va être à tout moment modifiée au niveau de ces zones. Pour le sujet, le vécu sera teinté soit de plaisir, soit de déplaisir, soit de frustrations (un nourrisson va investir son corps de la façon dont il a été investi. Des soins qui apportent trop ou trop peu de stimulation vont être nocifs pour le bébé).

Il faut également se référer à l’organisation du principe de plaisir et du principe de réalité qui vont permettre la structuration du psychisme. Quand on parle du développement psychique, cela renvoie au développement des représentations mentales. Selon Freud, quand un bébé a faim, il va pleurer, crier. Au départ, les mères viennent nourrir très vite l’enfant puis, progressivement, au cours des relations qui s’instaurent, il va y avoir un plus grand délai entre le besoin de l’enfant et la réponse maternelle. Freud dit que pendant ce délai, il est possible que le bébé hallucine l’objet de son désir pour supporter la frustration, l’attente par rapport à son désir non immédiatement satisfait. Le Moi a pour fonction d’intégrer à la foi le principe de plaisir et le principe de réalité. Il apparait comme la pièce centrale destinée à élaborer les pulsions, à les rendre adéquates à la frustration et à la gratification imposée par l’environnement. Il est aussi destiné très tôt à rendre tolérable l’angoisse inhérentes aux conflits psychiques, que ceux-ci soient du à un conflit entre la réalité et les pulsions, entre les images parentales internalisées et les pulsions ou encore un conflit du à des pulsions partielles contradictoires. Certains se posent la question e savoir à partir de quel âge émerge une angoisse ; il faut pour cela une élaboration psychique importante.

2.Au niveau de l’oralité

L’oralité est un concept psychanalytique qui se confond avec celui de sexualité orale. Elle constitue avec l’oralité la sexualité prégénitale. Elle a pour origine les premières expériences de plaisir venues de l’excitation de la cavité bucco pharyngée, des lèvres. On considère que la satisfaction du besoin est l’occasion d’une séduction exercée par la mère au moyen du plaisir qu’elle donne à l’enfant et aussi en fonction de sa propre sexualité inconsciente. Le modèle freudien de l’étayage, repris récemment par Laplanche donne à ces expériences précoces un rôle fondamental dans l’instauration de la psycho sexualité et de l’activité fantasmatique.

Par la succion du pouce, le bébé va trouver un substitut du sein absent. C’est un comportement qui lui permet de se dégager de la dépendance maternelle. Pendant cette activité autoérotique, il se procure un premier plaisir de type masturbatoire dont on a souligné la fonction organisatrice dans le rapport du sujet à lui-même. Le sevrage est la première expérience du manque et de la mise en œuvre de l’absence. Il serait à comprendre comme une préforme du complexe de castration (ou castration orale).

L’oralité va rendre compte d’un certain nombre de troubles névrotiques, de fantasmes. Dès 1826 et dans « 3 essais sur la théorie de la sexualité » (1905), Freud va rapprocher du développement de l’enfant qu’il appelle virtuellement « pervers polymorphe) certaines perversions sexuelles de l’adulte.

La pulsion orale a pour source la bouche, pour objet le sein et pour but l’incorporation.

Sous le terme « d’incorporation », Freud (1915) désigne le passage d’un objet extérieur à l’intérieur du corps sur un mode plus ou moins fantasmatique. C’est un terme qui fait référence explicitement aux limites corporelles (dedans / dehors). Cette incorporation constitue un but pulsionnel et un mode de relation d’objet caractéristique du stade oral avec un rapport privilégié avec l’activité buccale et l’ingestion de nourriture. Elle est vécue également en rapport avec d’autres zones érogènes et d’autres fonctions l’incorporation par la peau, la respiration, la vision, l’audition). Elle constitue le prototype corporel de l’introjection et de l’identification.

Dans l’incorporation s’intrique plusieurs buts pulsionnels. Freud avait présenté trois significations présentes dans l’incorporation :

  • Se donner un plaisir en se faisant pénétrer un objet en soi
  • Détruire cet objet en soi
  • Assimiler les qualités de cet objet en le conservant en dehors de soi.

C’est le dernier aspect essentiellement qui fait de l’incorporation la matrice de l’introjection et de l’identification.

Identification : processus psychologique par lequel un sujet assimile un aspect, une propriété, un attribut de l’autre et qui se transforme totalement ou partiellement sur le modèle de celui-ci. La personnalité se constitue et se différencie par toute une série de processus d’identification.

Identification projective : mécanisme qui se traduit par des fantasmes où le sujet introduit sa propre personnalité, en totalité ou en partie à l’intérieur de l’objet pour lui nuire, le procéder ou le contrôler.

Introjection : selon Anna Freud, mécanisme de défense utilisé par le moi alors que pour Klein, il s’agit d’une modalité même de la constitution du Moi. Winnicott se démarque de la conception kleinienne. Il ne parle pas d’introjection de l’objet mais insiste sur le rôle décisif de l’environnement et préfère parler de bon environnement internalisé car dans la phase de dépendance absolue, le nourrisson n’a pas de frontière définie.

On donne le nom de stade oral à la phase d’organisation libidinale qui s’étend de la naissance au sevrage et qui est sous la primauté de la zone érogène buccale. Dans les premiers mois de l’enfant, l’activité de succion va s’exercer pour elle-même. Pour Freud, c’est le narcissisme primaire. D’un point de vue métaphorique, si l’enfant aime ce qu’on lui met dans la bouche, la mère va être associée au plaisir de la tété. Dans le meilleur des cas, tous les moments liés à la présence de la mère vont être associés à des sensations de plaisir. La mère devient le premier objet d’amour. Cette relation amoureuse se fait suivant un mode de relation oral à l’objet, c'est-à-dire qu’absorber l’objet entraine le plaisir d’avoir qui se confond pour le nourrisson avec le plaisir d’être.

Le nourrisson va peu à peu s’identifier à la mère selon un mode d’identification primitive qui persistera toute son existence.

Le début du stade est appelé stade oral passif. Quand la dentition apparait, le plaisir d’avaler va s’associer au plaisir de mordre.si l’enfant tète le sein maternel, il peut entrainer des douleurs chez la mère. Dans certaines situations pathologiques, cela peut entrainer le rejet de l’enfant. Ce rejet n’est pas seulement lié au mordillement mais à l’action du bébé qui va être interprétée par al mère comme un acte d’agressivité. La mère peut développer un sentiment de persécution.

Pour certains auteurs, si on attend ce moment d’agressivité pour exercer le sevrage, celui-ci pourra être ressenti comme une conséquence de l’agression, vécue comme une punition imposée sur le mode de la frustration. Des études ont montré que des enfants élevés assez tard au sein avaient des difficultés à profiter de leur agressivité sans provoquer un besoin d’autopunition.

Il est important que l’enfant est à sa porter un objet susceptible d’être sucer, mordu mais sans provoquer les interdictions de la mère.

3.Position d’Abraham (1924) quant à l’oralité

Abraham a décrit deux sous stades dans le modèle général des stades du développement libidinal :

  • Le stade pré ambivalent dominé par le plaisir de succion
  • Le stade sadique oral qui correspond au cannibalisme en lien avec l’apparition des dents. Il y a chez le bébé un désir d’incorporer l’objet pour le garder.

L’incorporation, si elle implique l’ingestion des aliments, implique aussi leur destruction, associée à une angoisse de détruire l’objet aimé et d’être détruit par lui.

4.Conception de Mélanie Klein

Mélanie Klein a profondément transformé le modèle théorique en décrivant non plus un stade mais des positions paranoïde – schizoïde et dépressive, selon que le rapport à l’objet est fondé sur le clivage et la projection des objets partiels bons ou mauvais, ou sur l’intégration de l’ambivalence de l’amour et de la haine dans le rapport à l’objet total aimé ou haï.

Elle a défini en 1957 l’envie du sein comme une avidité orale dans laquelle les composantes destructrices sont prédominantes et elle explique que le désir d’attaquer et de détruire l’objet n’est pas tempéré par la gratitude consécutive aux bonnes expériences données par la mère.

Pour Klein, cette envie primaire suscite le clivage entre le bon sein à préserver et le mauvais sein à expulser. Elle retrouve l’idée de Freud de la constitution de la limite soi / hors soi qui est secondaire à al constitution du bon et du mauvais.

Klein s’est intéressée à la vie émotionnelle et fantasmatique du bébé à partir de la compréhension des premiers processus psychiques éclairée par la psychanalyse. Dès le début de ses travaux, elle a précisé que, selon elle, les tous premiers fantasmes naissent des pulsions corporelles qui sont étroitement reliées aux sensations physiques et aux affects. Elle pense qu’il existe dès la naissance un Moi primitif, immature, manquant de cohésion. Ce Moi primitif va d’emblé être exposé à l’angoisse suscitée par le conflit entre pulsions de vie et pulsions de mort auxquelles vont correspondre des pulsions libidinales d’amour et des pulsions agressives destructrices. Cette coexistence oblige le Moi faible du bébé à gérer l’angoisse.

Deux sortes d’angoisse vont se manifester durant les premiers mois de la vie de l’enfant. Elles resteront actives durant toute la vie du sujet et pourront ressurgir en cas de régression.

Pour Klein, apparait en premier dans le développement l’angoisse de persécution ou paranoïde puis ensuite l’angoisse dépressive. A ces types d’angoisse correspondent la position schizo-paranoïde où l’angoisse de persécution est la plus active. Elle domine pendant les quatre premiers mois de la vie de l’enfant puis s’atténue. Au cours de la position dépressive, il existe une angoisse de perte de l’objet qui est active de six à douze mois et atteint son paroxysme à six mois.

Ce concept de position apparait plus comme un concept structural que chronologique. Le terme de position renvoie à une organisation du Moi. Ce terme décrit des phénomènes conjoints entre quatre points :

  • L’état du Moi inorganisé va vers son unité
  • La nature des relations d’objet ; de partielle à totale
  • La nature de l’angoisse ; de paranoïde à dépressive
  • Les défenses spécifiques se rattachant à cette période là.

Il s’agit là d’étapes normales, nécessaires à l’évolution de l’enfant.

4.1.La position schizo-paranoïde

Klein a contribué à la psychogénèse des états maniaco-dépressifs. Elle établit un lien direct entre le clivage et les relations d’objet partiels. Elle déclare que les relations d’objets partiels, le clivage et l’angoisse de persécution appartiennent à la même position.

D’un point de vue dynamique, elle pose l’hypothèse d’un Moi rudimentaire dès la naissance qui va, pour se défendre contre les conflits (qui résultent de la lutte entre les pulsions) projeter vers l’extérieur les pulsions de mort. Conjointement, une partie de la pulsion de vie est également projetée pour créer un objet idéal. Pour elle, le Moi se clive en une partie libidinale et en une partie destructrice. Il va s’accrocher à l’objet « sein » de la mère.

Intervient également l’idéalisation du bon objet qui donne la possibilité au Moi de former une image d’un sein idéal. Le Moi va introjecter l’objet idéal, en faire une partie de lui-même, s’identifier à lui. Cela permet au bébé d’avoir un contrôle omnipotent sur cet objet. Mais il peut aussi en retour recevoir la partir mauvaise, destructrice, qui va être alors vécue comme persécutrice.

Le clivage est l’un des tous premiers mécanismes de défense utilisé par le Moi contre l’angoisse. Il va paradoxalement lui permettre de s’organiser de la même manière que l’introjection et la projection. Il permet d’isoler l’objet mauvais dont l’existence est déniée. Les termes bons et mauvais objets ne doivent pas être pris comme des qualificatifs mais plutôt comme étant source de satisfaction ou de frustration. Le sein qui gratifie est aimé et ressenti comme bon. Le sein qui frustre est haï et est ressenti comme mauvais. Les facteurs externes réels viennent renforcer les fantasmes du bébé. La faim, le manque du bon objet vont être vécus comme une attaque de la part du mauvais objet. L’apaisement va venir contrecarrer ces sentiments et permettre au Moi de se rassembler.

Les processus psychiques qui sont le noyau de la position schizo-paranoïde permettent le développement et l’évolution de l’individu. Si tous les bébés ont des moments d’angoisse, le plus souvent et dans des circonstances favorables, ils ont tout de même des plaisirs réels ou hallucinatoires.

4.2. La position dépressive

Tous les mouvements de la position schizo-paranoïde vont permettre au Moi de s’unifier et progressivement, il va pouvoir percevoir l’extérieur comme différent de lui ce qui va le conduire à avoir non plus des relations avec un objet partiel mais avec un objet total qui est la mère. A cette phase, l’enfant va être capable de reconnaitre l’objet entier et non plus de manière clivée. Les processus d’intégration du Moi et d’unification de l’objet vont de paire avec la maturation physiologique.

En effet, au cours des progrès que va faire le bébé, il va ressentir que les sensations de satisfaction et de frustration proviennent du même objet, objet perçu séparé de lui. Ces perceptions ne proviennent plus du sein maternel mais d’un objet total, la mère. Ainsi, le bébé peut se percevoir comme une unité différente de sa mère.

Pour l’enfant, se distinguer de sa mère comme personne différente et entière d’elle implique aussi de reconnaitre sa dépendance vis-à-vis d’elle. L’ambivalence par rapport à l’objet va commencer à se manifester, l’enfant éprouvant à la fois de l’amour envers sa mère et des sentiments agressifs lorsque celle-ci est source de frustration.

Pour Klein, à la différence de ce qui se passe pendant la position schizo-paranoïde, l’enfant va maintenant présenter une angoisse de perte d’objet, la mère. Avant, il s’agissait d’une angoisse de persécution se rapportant à l’anéantissement du Moi. Cette angoisse culmine vers 6 mois, reste active de même que le mécanisme schizoïde mais ils sont remaniés et beaucoup moins intenses. L’angoisse de perte d’objet est alimentée par les fantasmes destructeurs de l’enfant. Il va s’apercevoir que cet objet peut disparaitre, peut être détruit. Il va s’en suivre un sentiment intense de culpabilité qui, pour Klein, est la première manifestation d’un Surmoi naissant. Rappelons que pour Freud, la culpabilité et par continuité le Surmoi trouve son origine dans le complexe d’œdipe. Pour Klein, elle surgirait très tôt et serait entretenue par les évènements de la réalité extérieure ; les absences réelles de la mère sont vécues comme des disparitions totales. L’angoisse de perte de l’objet aimé va augmenter le désir de l’avoir en permanence en soi et la voracité du bébé peut lui faire craindre de le dévorer et de le détruire dans l’incorporation orale. A ce stade de développement, le fait d’aimer un objet et de le dévorer sont inséparables. L’angoisse surgit quand le bébé croit que la mère a disparu et qu’il fantasme le fait de l’avoir mangée et détruite par amour ou par haine.

Par la suite, apparait le mécanisme de réparation qui va permettre de préserver, recréer l’objet détruit. Le développement et les jeux vont lui permettre de surmonter cette angoisse dépressive, en sachant que le tout petit enfant ne parvient pas à faire la distinction entre une absence passagère et une perte définitive. A chaque fois que la présence de la mère lui fait défaut, il se comporte comme s’il n’allait plus jamais la revoir. C’est à la suite d’expériences répétées qu’il va apprendre que l’absence est suivie du retour de la mère. A travers la répétition des expériences de perte, de récupération, des expériences remplies d’amour et de haine, le bon objet va pouvoir être assimilé progressivement par le Moi.

Klein a beaucoup insisté sur le rôle de la motricité dans le développement de l’enfant. Quand l’enfant commence à marcher, le fait qu’il perdre des objets et qu’il puisse aller les chercher favorise la maturation psychologique. Chaque progrès dans le développement est utilisé par le Moi comme une défense contre l’angoisse dépressive. La répétition des expériences de perte puis de retrouvailles va permettre à l’enfant d’acquérir un sentiment de sécurité l’aidant à surmonter l’angoisse de perte. De plus, grâce au développement locomoteur, l’enfant va pouvoir régler sa distance par rapport à l’objet. Ainsi, pour Klein, l’apparition des aptitudes motrices est l’une des étapes de la constitution du Moi corporel.

Les jeux de l’enfant marquent le début des activités de sublimation créatrices ; ils vont permettre d’accéder à l’activité symbolique. Les processus de sublimation et de formation de symboles sont liés. Ils sont l’aboutissement de conflits et d’angoisses appartenant à la position dépressive. Ils impliquent un renoncement au but pulsionnel initial, la mère. Ce travail de déplacement de la pulsion de la mère vers les jouets nécessite un détachement d’avec la mère.

En résumé, la position dépressive serait déterminante dans la construction du monde extérieur par l’enfant. C’est à partir de ce stade que va s’édifier ses relations avec l’environnement et la réalité en général.





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