1. Définition et historique du terme de névrose

D’après la définition de Henri EY, la névrose constituerait un trouble de la personnalité lié à des conflits intrapsychiques et inhibant les conduites sociales.

Les névroses constituent un groupe de pathologies ayant comme points communs :

  • Le maintien du contact avec la réalité
  • Le malade a conscience de son trouble
  • Les troubles sont compréhensibles et centrés autour de l’angoisse ; on peut leur donner facilement un sens
  • Le sujet élabore souvent une demande de soins

Le terme de névrose regroupe la névrose hystérique, la névrose obsessionnelle et la névrose phobique.

Le terme de névrose fut employé pour la première fois par le médecin écossais William CULLEN en 1777. Il désigna par ce nom « l’ensemble des perturbations du sentiment ou du mouvement sans lésion des organes mais en rapport avec une affection du système nerveux ».

2. Distinction entre névrose et psychose

Les névroses sont différentes des psychoses, des perversions et des affections psychosomatiques.

La différence essentielle entre névrose et psychose réside dans le lien à la réalité. Dans la névrose, ce lien est déformé mais dans la psychose, il est inexistant avec la présence d’hallucinations, d’un délire. La névrose est en lien direct avec la notion de conflit. Dans la psychose, il s’agit d’avantage d’une angoisse existentielle ou de morcellement.

3. Etiologie

  • Traumatisme sexuel réel ou imaginaire dans l’enfance
  • Fixation au stade œdipien ou plus rarement anal
  • Conflit entre pulsion et défenses minant le développement affectif. Ce conflit met en jeu des mécanismes de défense différent selon le stade concerné : refoulement dans toutes les névroses, déplacement dans la névrose phobique, conversion dans la névrose hystérique, isolation et inversion dans la névrose obsessionnelle
  • Apparition de symptômes signant l’échec du refoulement et représentant un compromis entre la pulsion refoulée et l’interdiction

3.1. Théorie comportementale

Rôle accordé à l’apprentissage du comportement pathologique, notamment l’anxiété et l’inhibition liée aux réflexes conditionnés.

3.2. Théorie culturaliste te sociologique

Influence de la culture compétition / agressivité, influence des stress sociaux. Les théories culturalistes sont importantes car les névroses peuvent évoluer en fonction du contexte culturel.

3.3.Théorie biologique

Rôle du lobe limbique dans la mémoire, la motivation, l’apprentissage, la sensibilité aux stimulants (caféine…). Il y aurait des facteurs de prédisposition héréditaires (influence d’une tension psychologique qui serait d’origine biologique). Janet parle « d’insuffisance de tension psychologique ».

4. Epidémiologie

La névrose concernerait deux à trois femmes pour un homme, 4 à 5% de la population, ce pourcentage pouvant aller à 10% selon les études.

5. Symptômes commune

  • Anxiété : le sujet est tendu, inquiet, angoissé. Le sujet peut soit imaginer tout le temps l’avènement du pire, peut être tendu au niveau de la gorge, du ventre.
  • Inhibition intellectuelle : difficultés d’attention, de concentration, de mémoire.
  • Trouble de l’humeur, dépressif, hyperémotivité
  • Trouble du caractère

Ces symptômes sont présents à des degrés divers dans les différentes névroses. Il existe de plus des troubles spécifiques à chaque névrose.




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