Libido : mot qui vient du latin signifiant désir, envie. C’est une expression qui st empruntée à la théorie de l’affectivité.

Freud appelle libido l’énergie pulsionnelle. Il a exprimé en 1921 que l’énergie de ces pulsions permet de comprendre tout ce que l’on peut regrouper sous le terme d’amour. Il considérait la libido comme une grandeur quantitative qui est difficilement mesurable. Elle est la manifestation dynamique dans la vie psychique de la pulsion sexuelle. Freud l’a utilisée de manière quantitative et économique en parlant de la libido sur les objets et de la libido du Moi ; par exemple, quand on est malade, Freud a constaté que la personne a tendance à se replier sur soi : la libido fait un retour sur le Moi plutôt que d’investir des objets qui peuvent être des personnes ou un objet matériel.

Selon Brusset, la notion de développement constitue un modèle puissant utilisé par de nombreux auteurs avant et après Freud. On voit également que cette notion est importante dans la psychologie génétique de Piaget et de Wallon. La notion de développement impliques celles de stade, d’étape, de moment organisateur ou structurel (il existe une terminologie différente qui va décrire un même phénomène suivant les courants théoriques auxquels on se réfère).

Le développement tend à atteindre un but qui prend sens par rapport à un état initial. La question de l’origine du développement et de ses avatars à donné lieu à de nombreuses hypothèses dans les recherches récentes en psychopathologie du bébé, du fœtus (le fœtus serait capable d’apprentissage), dans les nouvelles données du mandat transgénérationnel de Lebouici (médecin, psychiatre, psychanalyste qui a développé une théorie autour de la compréhension des enfants orphelins de guerre qui se laissaient dépérir ; selon lui, tout le monde doit étudier ensemble, quelque soi sont obédience, afin de comprendre le bébé), dans la théorie de l’attachement et sa perspective éthologique. Ces théories ont renouvelé les points de vue sur la participation des schèmes biologiquement préformés qui sont activés et transformés selon les rapports qu’entretient l’enfant avec le monde extérieur.

Dans le contexte du développement libidinal, son but est représenté par l’accès à la sexualité génitale ; celle-ci serait la dernière acquisition du développement.

Freud a été très influencé par Darwin. Selon la théorie de Darwin, l’évolution des espèces résulte d’une sélection biologique naturelle. L’aspect le plus novateur et le plus difficilement admis des thèses évolutionnistes de Darwin n’est pas d’avoir fait de l’homme le cousin du singe mais d’avoir montré que si l’évolution est commandée par la survie des plus aptes et la disparition d’un certain nombre d’espèces, elle n’est pas finalisée vers l’homme. De la même manière, on a remis en question l’idée de maturité comme étant le terme naturel du développement. En effet, la définition de la maturité est étroitement tributaire des valeurs, des jugements de valeur ; à partir de quand peut-on dire qu’un être humain est mature ?

La notion de développement, si elle se réfère à une évolution des espèces ou à celle des conduites de l’enfant, va prendre naturellement l’adaptation comme critère de normalité, celle-ci assurant mieux la survie dans un milieu donné. Un courant psychanalytique américain de Westein, Kreis et Hartman défend l’idée d’une psychanalyse structurale et génétique.

Le développement pose la question du normal et du pathologique, le normal étant bien souvent défini par rapport au pathologique.

L’organisation génitale intègre une dans plus grande cohérence et une plus grande complexité les organisations prégénitales qui prennent tout leur sens qu’en référence à l’organisation génitale. Ce n’est qu’à partir de cette organisation qu’on peut reconstruire les étapes antérieures dans leur cohérence. Par rapport à ce modèle général, les discontinuités, les persistances achroniques (les répétitions à l’identique sans transformation) viennent expliquer l’existence des particularités individuelles, aussi bien les symptômes que les traits de caractère.

On verra à propos de chaque stade les différences de porté du facteur maturatif (par exemple, le fondement biologique d’un besoin dont la satisfaction engage la vie n’est évident que pour l’oralité. Pour vivre, le seul besoin dans un premier temps est celui de manger).

On va étudier le déplacement d’un stade par rapport à un autre mais aussi son échec à y parvenir. On verra comment la répression éducative a son rôle dans les échecs mais aussi dans l’épuisement des plaisirs d’un stade par la découverte d’autres sources de plaisir que la maturation met à disposition de l’enfant, l’évitement des conflits internes et externes, le refoulement.

D’un stade à l’autre, il y a une différenciation et une intégration dans une organisation de plus en plus unifiée et complexe qu’on appelle la personnalité. Le développement de l’enfant, tel qu’il est reconstruit par la psychanalyse ne peut se concevoir sans la pression éducative, institutionnelle, l’intériorisation des interdits parentaux. Le développement pulsionnel, plus fondamentalement, implique celui des relations d’objets et des identifications, et sa compréhension pend en considération le développement du Moi et du Surmoi.

Luquet en 1952 a tenté de décrire le développement libidinal et le développement du Moi. Grunberger a tenté d’inclure la notion de narcissisme dans la description des stades, ces deux notions étant considérées comme étant relativement indépendantes cependant. Ferenczi a tenté de décrire des stades du développement « des sens de la réalité ». Abraham s’est aussi intéressé aux notions de stades pour y trouver le fondement de la névrose et de toutes les formes de psychopathologies. Ces auteurs sont critiqués malgré leur intérêt : au lieu de trouver une théorie générale, ils ont multiplié les modèles et abandonnés la référence à l’inconscient et à la sexualité.

Nous verrons également l’étude des rapports logiques entre stades pulsionnels, types de mécanismes de défense et organisation du Moi. Le pathologique révèle divers sortes de décalages et de dysharmonies d’évolution. L’observation directe de l’enfant « normal » retrouve sur des plans très divers les mêmes caractéristiques du développement qui ne peut jamais être considéré comme linéaire. Il faut savoir que le développement comporte des phénomènes de stagnation, de fixation et de régression de natures diverses.




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