Les virus ayant une affinité élective pour le système nerveux sont des virus dits « neurotropes » ; ils restent rares. La pénétration d’un virus entraine une infection primitive puis réalise une infection du système nerveux par un phénomène de propagation par contigüité. Les portes d’entrée d’un virus dans l’organisme sont :

  • Les téguments (ongles, cheveux, pores de la peau)
  • Les voies aériennes
  • Le tube digestif
  • Les voies génitales

La propagation vers le système nerveux se fait par :

  • Les nerfs périphériques
  • L’appareil olfactif
  • Hématogène (voies sanguines)

Le facteur déterminant des infections virales est l’affinité virale cellulaire (contamination sélective d’un type de cellules). Dans le cas des infections du système nerveux, le virus ne contamine qu’un type cellulaire ; le mode de dispersion est amoindri mais le degré de virulence augmente car la probabilité qu’une cellule cible soit atteinte augmente (par comparaison avec un virus touchant divers types de cellules, le mode de propagation est important car il touche toutes le cellules mais le degré de virulence est amoindri car la probabilité qu’a une cellule d’être atteinte est faible).

Les réactions de l’organisme face à l’infection virale ont pour but de s’opposer à la pénétration du virus dans l’organisme :

  • Réactions d’immunité humorale et d’immunité tissulaire ; ce sont des mécanismes moléculaires de protection de l’organisme et développés soit à partir d’une infection antérieure, soit à partir d’une vaccination.
  • Réactions inflammatoires qui entrainent une élévation thermique. Beaucoup de virus pathogènes pour l’homme sont sensibles à des différences de température, même minime d’où la fièvre. Cependant, la fièvre entraine une fragilisation des parois cardiaques : il existe donc des risques cardiaques, notamment chez l’enfant.
  • Production par les cellules infectées d’une molécule d’interféron : elle est synthétisée par l’organisme à partir d’un gène. Il s’agit d’une glycoprotéine, plus petite qu’un virus et produite très rapidement dans une cellule infectée, ayant une durée de vie très brève et dont le rôle est d’inhiber la multiplication du virus. Les gènes contrôlent deus types de molécules d’interféron :

- Les interférons de type I produits par les leucocytes et les fibroblastes

- Les interférons de types II produits par les lymphocytes T et responsables de l’immunité générale. C’est eux qui sont touchés par le virus du SIDA.

  • Réaction immunitaire générale et spécifiques : mise en circulation (dans le courant sanguin, le liquide lymphocytaire) de lymphocytes sensibilisés se traduisant par la sécrétion d’anticorps neutralisants. Les lymphocytes sont des sortes de leucocytes (globules blancs). Ils sont responsables de l’immunité. On en distingue deux types :

- Les lymphocytes B : agent de l’immunité humorale à vie courte (4 à 5 jours)

- Les lymphocytes T : agent de l’immunité cellulaire à vie longue (5 à 6 mois)

lympho_b.jpgLymphocyte B : sa fonction essentielle est la production d’anticorps (immun globine). Ils représentent environ 10% des lymphocytes circulants. Après activation, ils se différencient en plasmocytes et sont alors la source de la fabrication des anticorps.

Antigène : substance qui, induite dans un organisme, provoque la formation d’un anticorps spécifique susceptible de la neutraliser. Un antigène peut provenir de sources très diverses : bactéries, virus, cellule ou protéine étrangère, substance toxique…

Anticorps : toute substance présente naturellement ou produite dans l’organisme (sang ou tissu) sous l’action d’un antigène et qui possède la propriété de réagir spécifiquement avec l’antigène correspondant.

Une agression cellulaire directe par un virus provoque des lésions neurologiques. L’organisme va mettre en place des réactions immunologiques pour faire face à ces réactions neurologiques.

Concepts basiques de virologie

Un virus est un organisme cellulaire (ce n’est pas une cellule) dont le génome est constitué d’acide nucléique (ADN ou ARN) qui se réplique obligatoirement dans une cellule hôte à son profit individuel afin de synthétiser un ensemble de composants moléculaires appelés virions dont la fonction sera de transférer le génome viral à d’autres cellules.

Le concept de virus en tant qu’organisme défit la notion du vivant. Il existe trois états de la matière :

  • Matière inerte
  • Matière active (exemple des matières radioactives)
  • Matière vivante

Pour qu’une matière soit vivante, elle doit :

  • Etre capable de s »alimenter par ses propres moyens
  • Irritable (bouger, réagir)
  • Etre douée d’auto déplacement
  • Se développer (quitter un état de base pour se spécialiser, atteindre un tat mature)
  • Etre capable de reproduction

Un virus n’a pas besoin de s’alimenter, il ne réagit pas toujours au stimulus, il a besoin d’un milieu liquide ou aérien pour se déplacer, il passe par une phase de génération virale mais il ne se développe pas. Un virus n’est donc pas vivant car il ne satisfait que le dernier point, à savoir la reproduction. Cependant, il ne s’agit pas de reproduction mais de réplication qui nécessite le détournement d’un métabolisme cellulaire à son profit.

Un virus est une matière active mais pas vivante contre laquelle il est difficile de lutter. Il peut se dégrader (sous l’effet de la température), se décomposer en constituants élémentaires et se recomposer quand les conditions du milieu sont favorables, se maintenir dans le vide ou dans des milieux extrêmes.

On peut ainsi définir les virus comme des molécules très complexes. Un organisme est une unité élémentaire issue d’un lignage continu caractérisé par une évolution individuelle ; cette définition permettrait d’englober les virus ne s’adaptant plus uniquement à la matière vivante.

Virions : particules virales, transporteurs inertes du génome du virus qui sont assemblés dans les celles hôtes à partir de composants spécifiques du virus, mais qui ne sont pas le résultat d’une division du virus et qui ne maturent pas.

On distingue dans le cycle viral une phase virale extracellulaire avec intervention des virions. Ce sont « des vaisseaux de transport » du matériel nucléique d’une cellule hôte à une autre dans les environnements inhospitaliers où le virus ne peut pas se dupliquer.

Les virus prennent des formes diverses liées aux conditions physico-chimiques environnementales. Mais tous les virus ont ne forme symétrique :

  • Symétrie cubique
  • Symétrie icosaédrique (fréquent)
  • Symétrie hélicoïdale

On distingue ainsi différentes familles virales selon le nombre d’axe de symétrie et de plan de symétrie.

Les pathologies infectieuses

La méningite virale

Le zona

L'encéphalite herpétique

Le SIDA