Paludisme : maladie infectieuse provoquée par des parasites du sang du genre Plasmodium, transmis à l’homme par la piqure de la femelle du moustique anophèle. Le développement des parasites se fait d’abord dans les organes internes et ensuite dans les érythrocytes (cellules du sang qui transportent l’oxygène) provoquant la destruction de ceux-ci. Le paludisme est caractérisé par une fièvre qui est généralement intermittente et, selon un rythme caractéristique pour chaque espèce de Plasmodium, une anémie, une hypertrophie de la rate et quelque fois du foie.

Synonymes

Paludisme cérébral, malaria cérébrale.

Agent pathogène

Hématozoaire (tout parasite qui vit dans le sang) du genre Plasmodium. Il existe quatre espèces :

  • P falciparum
  • P ovale
  • P virax
  • P malariae.

Seul le plasmodium falciparum peut être mortel (90% des cas importés en France sont dus à cette espèce représentant environ 40 décès par an).

Agent vecteur

Plus de 200 espèces de moustiques, mais surtout une qui est la femelle anophèle.

Clinique

Dans le sang, ce sont les globules rouges qui vont être infectés par la Plasmodium immature (« Trophozoïte ») qui va grossir. Au stade 2, le Plasmodium a évolué en « Mérozoïte » qui va grossir et se multiplier. Les globules rouges vont éclater et les Mérozoïtes vont être libéré dans le milieu sanguin où ils vont terminer leur croissance ; le Plasmodium adulte va alors infecter d’autres cellules sanguines. Le cycle schizogonique est de 72 heures.

Dans sa forme la plus sévère, il forme un tableau neurologique dont l’origine vient de la prolifération du cycle schizogonique :

  • Troubles circulatoires cérébraux à cause de l’éclatement des globules rouges
  • Troubles neurologiques, psychologiques avec altérations des fonctions cognitives et émotionnelles.

Le début est brutal et souvent révélateur de l’infection :

  • Contexte hyper pyrétique (augmentation de la température)
  • Céphalées de plus en plus intenses
  • Photophobie
  • Troubles de la vigilance et de la conscience (liés à la fièvre, obnubilation)
  • Signes déficitaires variés possibles :

- Aphasie

- Hémiplégie voire paralysie

- Syndrome extrapyramidal (tremblements, myoclonies distales)

  • Phase d’agitation intense et hallucinations sensorielles
  • Crise comitiale localisée ou généralisée
  • Coma possible, mort

Traitement préventif

Chimio prophylaxie préventive (avant) et après le retour d’une zone endemétrique (zone infectée par la maladie), au moins pendant 45 jours, même en l’absence de signes d’infection.

Traitement curatif

1- Réanimation médicale si perte de conscience en milieu hospitalier

2- Perfusion lente de quinine (2g par 24 heures pendant 5 jours)

3- Prophylaxie (toute méthode de protection ou de prévention dirigée contre une maladie. Lorsqu’il s’agit de l’emploi de médicaments, on parle de chimio prophylaxie) curative.