Il s’agirait d’un trouble d’apparition tardive, autour de 40 ans, reposant sur le mécanisme délirant de l’imagination. le sujet construit une histoire fantastique et grandiose dans laquelle il est souvent le personnage principal, voire le héros. Les thèmes délirants peuvent être multiples, avec en priorité des thèmes mégalomaniaques, de persécution et de référence. L’allure du délire est non systématisé. La pensée est bizarre bien que cohérente et s’exprime le plus souvent sous la forme de pensées magiques. La participation affective au délire est massive puisqu’il est généralement associé à un état d’euphorie.

La vie psychique du sujet est totalement cloisonnée.

On a l’habitude de distinguer de formes de paraphrénies :

  • La forme imaginative : il s’agit d’un état peu hallucinatoire où les thèmes de l’activité délirante sont la filiation et la richesse.
  • La forme fantastique : ici s’associent des mécanismes imaginatifs et hallucinatoires, parfois avec un automatisme mental, ce qui rend parfois difficile la distinction d’avec une psychose hallucinatoire chronique.

Evolution

L’évolution se fait de manière cyclique comme dans la psychose hallucinatoire chronique. Plusieurs études ont remarqué une évolution vers un état schizophrénique, où la délire va s’appauvrir et vont apparaître des troubles du langage, un repli sur soi et une indifférence affective, signes cliniques révélateurs d’un état dissociatif.

Traitement

Les neuroleptiques restent relativement peu efficaces, même s’ils ont comme vertu thérapeutique d’agir sur l’humeur euphorique, les hallucinations quand elles existent, l’angoisse et l’agitation du patient.