Deux types de visions sont utilisées :

  • la vision scotopique va essentiellement avoir lieu quand il y a une faible intensité lumineuse. Elle va mettre en action les bâtonnets.
  • La vision photopique va essentiellement avoir lieu quand le niveau d’intensité lumineux est important. Elle permet la vision des couleurs car elle met en jeu les cônes et les bâtonnets.

La vision des couleurs

La première explication donnée concernant la vision des couleurs date de 1802. A cette époque, on savait qu’il existait trois types de cônes sensibles au bleu ou au rouge ou au vert. Chaque ensemble de cônes possède des voies visuelles allant au cerveau distinctes. On perçoit les couleurs en fonction des informations perçues par le cerveau.

Plus récemment, une autre hypothèse a été formulée, l’hypothèse des processus antagonistes. Les cônes ne seraient pas sensibles aux couleurs mais aux longueurs d’ondes.

Les cônes possèdent des pointes de sensibilité ; ils répondent à des longueurs d’onde précise :

  • cônes courts : 419 nm
  • cônes moyens : 531 nm
  • cônes longs : 559 nm.

Les cellules ganglionnaires sont spécifiques de la couleur ; selon la cellule, elle sera sensible qu’à certaines longueurs d’ondes particulières. En exemple, les cellules plus rouge, moins verte vont mettre en jeu principalement les cônes longs et légèrement les cônes moyens. On parle de cellules spectralement antagonistes. Chaque fois que l’on perçoit un objet coloré, il y a deux des trois pigments des cônes qui réagissent. En fonction de la couleur regardé, deux sortes de cônes seront stimulées et vont envoyer un message excitateur ou inhibiteur aux cellules ganglionnaires ; le cerveau fera la somme des stimulations reçues.

Les troubles de la vision

Achromatopsie : anomalie de la vision des couleurs (voir article sur le test d’Ishihara)

Le daltonisme

Maladie héréditaire liée au sexe. Elle touche 7% des hommes et 1% des femmes. Elle est due à l’absence d’un ou de plusieurs photo-pigments des cônes. Ce sont les cônes moyens et longs qui sont principalement touchés. Le gène codant pour les photo-pigments est situé sur le chromosome X.

L’achromatopsie totale

Maladie dans laquelle aucun cône ne fonctionne.

Troubles dus aux processus de vieillissement

La presbytie

La structure la plus fréquemment touchée est le cristallin. Avec l’âge, le cristallin va se durcir (se scléroser) et ne pourra plus se déformer ; le mécanisme d’accommodation ne peut plus s’effectuer correctement. Le ponctum maximum va être reculé c’est à dire que l’on verra de moins en moins net de près :

  • 40 ans : 18 cm
  • 50ans : 50 cm
  • 70 ans : 1m

La cataracte

De même, avec l’âge, le cristallin va s’opacifier de plus en plus. Les protéines transparentes vont dégénérer. La lumière n’arrivera plus dans l’œil. On dénombre plus de 4000 opérations de la cataracte en France chaque année qui consiste à mettre une prothèse en remplacement du cristallin. Cependant, cette prothèse ne résout pas le problème de la presbytie car cette dernière ne pourra pas se déformer.

Le glaucome

Le glaucome consiste en une destruction des fibres du nerf optique. Il concerne un million de personne en France. Le champ visuel va diminuer jusqu’à arriver à une destruction complète de la vision centrale. Les facteurs de risque du glaucome sont le diabète, l’hypertension, l’artériosclérose et les antécédents familiaux.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

Elle touche 1,5 millions de personnes en France. On ne sait pas bien la traiter. On pense que les cellules visuelles meurent avec l’âge et qu’elles stagneraient dans le globe oculaire. Cela provoquerait une dégénérescence des cellules visuelles, notamment celle de la fovéa.

L’amétropie

Il s’agit d’un défaut visuel qui n’est pas lié à l’âge.

La myopie

Les rayons visuels ne convergent plus vers la rétine. Elle a diverses causes :

  • le globe oculaire est plus long que la normal alors que les systèmes optiques sont intacts
  • le rayon de courbure de la cornée est trop petit : l’œil est trop bombé. Les rayons lumineux convergent trop vite.
  • L’humeur acqueuse ou le corps vitré ont un indice de réfraction trop grand. Ils font trop converger les rayons lumineux. La convergence se fait avant la rétine.

La correction visuelle va permettre de renvoyer les rayons lumineux vers la rétine.

L’hypermétropie

A l’inverse de la myopie, l’œil n’est pas assez convergeant.

L’astigmatisme

Il y a un défaut de courbure sur la cornée transparente : les rayons qui arrivent où il y a un défaut convergent ailleurs.